Cheval de Feu de 2026 : à la conquête de nouveaux territoires

L'énergie du Serpent de Bois s'éloigne et dans une ultime reptation, laisse la place à partir du 16 février prochain au Cheval de Feu. L'occasion de faire rapidement un bilan de l'année 2025 et de poser quelques axes prédictifs sur ce que sera l'année 2026 dont les mots clés devraient être : liberté et indépendance, puissance et territoires. Dans tous les cas, une année encore très agitée mais on a fini par en prendre l'habitude 🙂

· Société,Développement perso

Par Laurent CHATEAU

Cet article est une très mince introduction à l'astrologie chinoise appelée Bazi et il est possible d'aller beaucoup plus loin dans la finesse de l'analyse (tiges célestes, branches terrestres, racines, sous-périodes et saisons, triades, piliers de chance, accidents internes et externes, analyse mensuelle...).

L'année du Cheval de Feu a démarré de manière tonitruante le 3 janvier 2026, date de l'attaque des Etats-Unis sur le Venezuela. Comme en 1966, dernière année du Cheval de Feu selon le cycle sexagésimal de l'astrologie chinoise, cette année devrait être en effet placée sous le signe de la liberté et de l'indépendance dans tous les domaines. Nous allons y revenir.

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2025 et son Serpent de Bois ont bien été l'année de la négociation

On le voit, on le sent, l'énergie montante n'est plus celle de la négociation (même musclée) de 2025 et de son Serpent de Bois. Celui-ci s'éloigne dans une ultime reptation et laisse la place à partir du 16 février prochain au Cheval de Feu, dont le roulement des sabots commence déjà à se faire entendre.

Si on regarde l'année écoulée par rapport aux prédictions énergétiques mises en ligne le 2 janvier 2025, on constate que la diplomatie et la négociation étaient bien au cœur de l'actualité nationale et internationale. A l'échelon français, que de tractations pour obtenir un budget et une majorité au Parlement ! 2024 a été l'année de la dissolution de l'Assemblée Nationale, 2025 a dû réparer les pots cassés et tenter la conciliation. 2025 a été éprouvante à cet égard. Sur le plan international, que de tractations pour tenter de trouver un accord sur le front ukrainien, entre européens, entre les Etats-Unis et la Russie, négociation des accords de Gaza et de la restitution des otages avec l'implication de nombreux états régionaux, tractations européennes (comme dans le monde entier) sur les tarifs douaniers imposés par Donald Trump, sur la pérennité des véhicules thermiques au-delà de 2035, sur la signature de l'accord avec le Mercosur, etc. les pourparlers étaient bien au rendez-vous d'une année chargée sur le plan diplomatique.

2025 et son Serpent ont bien été au ras du sol et sur Terre, on est bien entré dans le concret et la réalité des choses et on a discuté dans l'obscurité des salons feutrés, souvent à distance des caméras car le Serpent n'aime pas le bruit.

Comme prévu, le protectionnisme s'est renforcé partout et chacun protège son territoire comme le vote par exemple du National Security Strategy américain. La pression sur Taïwan s'est bien accru.

En France, le mouvement de désindustrialisation s'est accentué avec de nombreuses fermetures d'usines mais sans provoquer de mouvements sociaux d'envergure contrairement aux agriculteurs, très mécontents du protocole thérapeutique proposé par les pouvoirs publics concernant l'épizootie de la dermatose nodulaire ou de l'acceptation de l'accord avec le Mercosur.

Comme évoqué, le dialogue inter-religieux a fait quelques progrès avec l'arrivée du pape augustinien Léon XIV qui s'est déjà rendu au Proche-Orient.

Le vent du Bois a bel et bien soufflé avec 3 ouragans de catégorie 5 (Mélissa, Erin et Humberto) et plus d'une centaine de morts au global.

L'IA a été au centre de toutes les attentions avec l'évocation d'une bulle spéculative compte tenu des volumes financiers engagés. Souvent oblitérés par l'actualité, des progrès significatifs ont été réalisés dans le domaine de la recherche contre le cancer : missiles biologiques, vaccins ARN sur mesure, immunothérapie, anticorps conjugués… Des progrès considérables ont également été réalisés en matière de fusion nucléaire (maintien du plasma pendant 22 minutes…) et d'informatique quantique (nouvelles puces Microsoft…).

Comme prévu, l'actualité spatiale a été nourrie avec SpaceX qui a établi un nouveau record mondial de missions orbitaux en une année (165 lancements en 2025), Blue Origin qui a réussi un atterrissage du premier étage de son lanceur New Glenn et lancé une mission suborbitale entièrement féminine. Ariane 6 de son côté a réalisé sa première mission commerciale officielle.

Comme évoqué en janvier 2025, les écrans (liés à la vision et au Bois) ont été à l'honneur avec la forte montée en puissance des lunettes connectées (les écrans de demain) avec affichage intégré dans le verre et l'intégration de l'IA dans les écrans TV, connectés à l’écosystème domotique et personnel de l’utilisateur (smart home, assistants vocaux, caméras de sécurité, analyse de recettes culinaires, etc.).

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2026 : en route vers la conquête de nouveaux territoires

Si le mot clé de 2025 était celui de la "négociation", ceux de 2026 portent sur la "liberté", la prise d'"indépendance", l'affirmation de puissance et la quête de nouveaux territoires. Le Serpent de 2025 aimait la prudence, Renforcé par le Feu Yang, le Cheval de 2026 aimera l'audace, l'action, la démonstration (ce qui se voit) et la mise en mouvement. Si on aime les jeux de société, 2025 était le jeu "Diplomatie", 2026 sera le jeu du "Risk".

Le Cheval aime s'ébattre et être à son aise, agrandir son territoire de course. Le Feu aime être le chef et l'agir est son carburant. Mélangez les deux et vous comprenez que l'heure n'est plus à la discussion mais à la mise en œuvre et à l'action, quitte à passer en force après un round de négociation qui ne débouche pas de manière satisfaisante ou qui traîne en longueur. Il y a un temps pour la parlote (2025) et un temps pour le "Faire" (à cheval 😉).

Donald Trump a sonné le début de l'ère du Cheval de Feu le 3 janvier dernier en destituant le Président vénézuélien Nicolas Maduro au nom de la liberté de son peuple et du narcotrafic. Indépendamment de la position de l'ONU voire du droit international, le Cheval de Feu souhaite réaffirmer sa puissance et la mainmise sur son territoire. Les nations voire les empires souhaitent réaffirmer leur indépendance comme en 1966 (dernière année du Cheval de Feu) qui a vu par exemple le Général de Gaulle quitter le commandement militaire intégré de l'OTAN. 2026 sera l'année du "chacun chez soi" et de l'"ici c'est chez moi". Cuba et le Groenland, peut-être la Colombie vont avoir à en gérer les sabots. Les relations entre les BRICs (Russie, Chine, Iran, Inde, Brésil…) et l'occident devraient se tendre. Toute la zone arctique et le nouveau passage du Nord va faire l'objet de nouvelles tensions. L'actualité devrait nous en apporter les échos stratégiques. Le territoire américain souhaite s'étendre et se réaffirmer. Il va donner la tonalité énergétique de l'année. L'Europe de son côté va tenter timidement comme à son habitude, de protéger davantage ses frontières. Cela prendra du temps et les possibilités de contournement seront immédiatement étudiées par les autres puissances.

L'énergie dominante du Cheval de Feu va donner à tous les belligérants et parties prenantes l'envie d'avancer voire de conclure sur le front ukrainien. Toute la question portera sur la question du territoire. Au nom de la préservation voire de l'extension de son territoire (le Cheval aime les grands espaces), la Russie voudra conserver les territoires occupés, à minima le Dombass. Ce devrait être le principal sujet d'achoppement des négociations en cours, les questions de la présence de troupes européennes sur le sol ukrainien par exemple sont secondaires, tant qu'il n'y a pas d'armes susceptibles de potentiellement menacer le territoire russe. Taïwan (qui ouvrait il y a 60 ans sa première zone franche industrielle) pourrait faire l'objet d'une tractation entre les Etats-Unis et la Chine pour se répartir les zones d'influence entre puissances (à moi le Groenland, l'Amérique du Sud et Cuba, à vous l'ancienne Formose).

L'Amérique pourrait également profiter de cette énergie de clarification pour intervenir au Proche-Orient et contribuer au soulèvement du peuple iranien de manière souterraine via la CIA implantée localement, sans exclure de possibles actions plus martiales, ponctuelles et spectaculaires, comme lors des bombardements du printemps 2025. Pour quelqu'un qui s'est fait élire sur un programme obsidional et de repli sur son "pré carré", on peut dire que la promesse électorale très "doctrine Monroe" de Donald Trump est manquée.

Au Proche-Orient comme ailleurs, les peuples ont envie de s'émanciper des tutelles historiques. Le territoire de Gaza ne peut pas rester en l'état et il ne peut pas ne pas bouger. Des décisions importantes le concernant devraient être prises avec les Etats-Unis en toile de fond. Dans de nombreux endroits, les peuples (régions, provinces, états) vont vouloir recouvrer leur liberté ou à tout le moins davantage d'autonomie.

L'activité du spatial devrait être toujours soutenue dans un esprit de conquête de nouveaux territoires et de "planter de drapeaux" (satellites, lune, mars). Des annonces sur le contrôle de la zone satellitaire et la présence de l'homme sur ces nouveaux territoires pourraient être faites à cette occasion (installation de bases…).

Les territoires marins devraient également faire l'objet d'un intérêt particulier (exploitation des ressources minérales pélagiques, extension du littoral maritime et conquête de nouveaux "rochers"…). La Nouvelle Calédonie et les territoires insulaires (Corse...) seront à ce titre particulièrement agités car convoités par d'autres puissances. Les sous-marins devraient jouer tout leur rôle comme en 1966 avec le lancement du 1er sous-marin nucléaire britannique.

Sur le plan politique national, cette conquête des nouveaux territoires sera étroitement associée aux élections municipales de mars mais surtout préparatoires à l'élection présidentielle de 2027. Comme en 1966, de profondes recompositions politiques au centre et à droite sont à attendre avec peut-être un renforcement tactique de l'union des droites. La polarisation des bords politiques devrait s'accentuer, chacun souhaitant affirmer avec force (et parfois intolérance) l'existence et la singularité de son territoire propre.

Sur le plan technologique, les progrès seront considérables, dans la mise en œuvre opérationnelle de l'IA notamment qui devra faire ses preuves sur le plan de son utilité opératoire compte tenu des montants financiers engagés (traitement de la voix, open source, agentique, intégration aux process…). Notre Cheval de Feu a les 4 sabots dans le réel et le territoire de jeu de l'IA doit désormais passer de la promesse à la réalité. La Chine va chercher a saper le territoire américain de l'IA (modèles fermés, montants financiers engagés exorbitants…) à partir de son modèle en Open Source. Comme en 1966 avec le lancement du projet "Concorde", on pourra retrouver partout l'envie des puissances à affirmer leur supériorité technologique.

Sur le plan médical, les progrès pourraient être importants dans le domaine notamment de la génétique (en lien avec l'IA) et la biologie cellulaire ou organique.

Sur le plan culturel, comme en 1966 avec le lancement de la révolution culturelle en Chine, la montée du psychédélisme, du yéyé et des idoles, la généralisation de la mini-jupe, la montée du féminisme et du cinéma engagé, il serait logique que de nouveaux territoires culturels soient explorés en 2026. Peut-être en lien avec l'IA et la technologie, de nouvelles ruptures culturelles sont susceptibles d'apparaître et de surprendre.

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Sur le plan personnel

A l'image des grandes puissances, l'énergie du Cheval de Feu est propice pour l'affirmation de son territoire de jeu, à titre personnel comme professionnel, vis-à-vis de soi comme des autres. Si le Cheval amène son goût pour la liberté et le territoire, le Feu de 2026 invite au mouvement, au dynamisme et à l'optimisme. L'un et l'autre appellent à se déterminer, à raisonner comme un leader charismatique (Steve Jobs...) et à se poser certaines questions : côté cœur, coté pro, côté perso, où est ma joie ? Où est ma puissance ? Quel est mon territoire de jeu ? Qui suis-je et ou veux-je aller pour me faire grandir, pour expérimenter ? Jusqu'où puis-je aller ? Comment passer de la théorie aux actes ? Quelles actions engager pour passer dans le concret, dépasser le cadre strict de l'intention, de l'envie ou du prototype. Cette année demande de l'action et de la mise en mouvement, quitte à commencer par des petits pas. J'arrête de procrastiner et je m'engage, je clarifie ce qui doit l'être, je décide d'agir. Le Feu se voit. Il n'est plus temps de se cacher derrière de faux semblants ou des manœuvres dilatoires. On n'est pas obligé de faire du "Trump" et du grandiloquent mais pour autant, le Feu est une énergie de grand mouvement extérieur, de lancement ou d'expansion de projet. C'est une énergie qui monte, qui chauffe et qui se voit, une énergie de grandissement. J'agis donc j'existe, j'agis car cela m'apporte de la joie et m'enseigne, me permet de savoir qui je suis et me guide vers ce que je pourrais ou voudrais être. C'est l'énergie de la joie à se sentir vivant et à s'engager dans l'action, à lancer ou développer des projets, seul ou mieux encore, avec les autres, avec sa tribu, avec ceux en qui on a confiance. C'est l'énergie du leader (de son action), du meneur d'hommes et/ou de ses projets. Le Cheval de Feu invite à être fidèle à ce que l'on est viscéralement, à ses idéaux et à ses projets, à ceux à qui on accorde sa confiance. Le Feu est l'énergie de l'audace et de l'enthousiasme. Combiné à sa monture ignée, il va donner envie d'agir et de ne plus ratiociner, à briser les routines. Attention cependant à sa fougue et son goût pour l'aventure. Le Cheval peut vouloir galoper trop vite, s'aveugler ou s'enflammer par trop d'emportement sans voir les embûches possibles, s'épuiser par trop d'ambition ou de dispersion (se fixer des priorités), (se) blesser par trop d'arrogance ou d'égoïsme. A vouloir faire "feu" de tout bois" pour y arriver et emporté par l'enthousiasme, parfois un peu trop égocentré (sur soi, sa tribu ou son projet), le risque existe de ne pas voir l'obstacle, de ne pas faire suffisamment exister l'autre, de ne pas le voir ou de ne pas savoir l'écouter. Attention également à ne pas confondre vitesse et précipitation, à bien intégrer tous les facteurs de risque avant d'agir et d'appuyer sur les éperons.

Bien centré sur la selle de notre Cheval de Feu, 2026 porte la potentialité du plaisir que l'on peut retirer d'une ballade au galop sur des territoires inconnus, les cheveux au vent. Avec des rênes courtes et une volonté d'oser, d'aller vers sa joie et vers l'autre, elle peut être une année d'expansion, de réalisation et de grandissement de soi.

Bonne chevauchée ! 🐎

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